Vignoble

Le paysage du vignoble nantais est marqué par une alternance de vision faiblement étagée en coteaux et de « moutonnement continu » sur les plateaux et les vallons. Comme dans tous les territoires viticoles, le travail de la vigne a demandé pendant des siècles une main-d'œuvre nombreuse, c'est pourquoi il s'agit d'un paysage très humanisé et construit.

Le vignoble constitue un paysage très « ouvert », malgré une réalité parcellaire extrêmement fine (visible par les modifications d'alignement sur une même « mer de vignes »). Des alignements de vignes jusqu'à l'infini emmènent le regard vers l'horizon sur lequel se détache le ciel ou un coteau boisé « piqueté » d'habitats.

La présence d'un vignoble est attestée depuis le VIe siècle. Il a été développé par les abbayes à partir des Xe et XIe siècles. Les paysages du vignoble nantais ont fortement évolué au cours de l'histoire, du fait notamment des enjeux commerciaux mis en œuvre (approvisionnement par les voies de communication fluviales puis modernes), du fait également d'événements historiques propres au territoire (aménagement et exploitation par les Hollandais au XVIIe siècle, destruction et replantation après les guerres contre-révolutionnaires, crise du phylloxéra, mise en place des critères sélectifs en AOC, commercialisation à l'export). Cette évolution historique qui implique des périodes d'extension et de resserrement des espaces plantés en vigne, s'accompagne des profondes mutations techniques du XXe siècle qui poussent progressivement à une modification des modes de plantation, et donc des paysages qui en résultent.

Le Musée du Vignoble Nantais met en valeur les savoir-faire, les paysages et les techniques du Vignoble Nantais. Une exposition est, par ailleurs, consacrée à l'architecture vitivinicole.

Vignoble, Monnières, cédit photo Valéry Joncheray Le Landreau, crédit photo Bernadette Viaud Vignoble, crédit photo CAUE

Agence de création de sites Internet pour les professionnels et les collectivités située à Nantes